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JOUR 7 - MARDI 18 JUILLET

Je me suis réveillé tôt, comme toujours lorsque nous sommes en voyage et attablé sous la véranda du Green Leaf je regarde avec inquiétude le ciel menaçant. Si les quatre premiers jours nous n'avons pas eu de pluie, il semble bien que la saison humide nous a rattrapée… En voyant arriver nos compagnons du jour je constate que le Green Leaf marche bien car si nous n'étions que 6 cet hiver nous serons aujourd'hui 15 personnes : 6 Français, 2 Espagnols, 4 Autrichiennes et nous 3. On manœuvre pour éviter le groupe de Français qui parle un peu fort à notre goût et on se retrouve avec les Autrichiennes.

Cette fois il n'y a rien à voir avant l'entrée du parc de Kao Yaï, (pour nous c'est donc le 3 ème PN du trip) les oiseaux ne sont pas au rendez vous et le premier animal visible est notre vieux pote le varan arboricole qui semblait habiter à l'année dans son arbre ! Le ciel devient de plus en plus menaçant et les premières gouttes tombent alors que nous mettons les guêtre destinées à empêcher les sangsues de venir nous coller de trop près ! On a le temps d'apercevoir quelques jeunes calaos au bec encore blanc et deux ou trois gibbons avant que la pluie ne se mette à tomber pour de bon, nous obligeant à enfiler les imperméables.

Sous le déluge tropical les feuilles des arbres nous donnent quelques minutes de répit mais ensuite on prend autant d'eau que si nous étions en terrain découvert … Bien évidement tous ceux qui ont déjà mit un ciré ou un K-way le savent, à cause de la transpiration (et dans la jungle on transpire ferme !) on finit par être aussi trempés en dessous qu'au-dessus et comme l'eau qui coule sur l'imperméable tombe sur le pantalon, on se retrouve de toutes façons au bout d'un moment trempé de la tête aux pieds !

Nine a beau scruter les arbres pour tenter de voir des animaux, eux n'étant pas "Ting Tong " (fou en Thai) ils restent abrités et invisibles. Nous profitons des arrêts pour arracher les petites sangsues sur nos chaussures, nos guêtres et nos capes. Une des filles en chope même une sur le menton, Nine lui enlève grâce a un petit stick hyper efficace mais c'est charmant quand même … Et ce nest pas le seul piège, il faut également faire très attention en marchant car les chemins sont extrêmement glissants et la perspective de s'étaler de tout son long dans la boue n'est guère tentante… Cette partie de plaisir dure une heure, peut être deux, je ne saurais dire, au bout d'un moment on ne consulte plus sa montre, on se contente d'avancer, de faire attention à ne pas tomber et d'enlever les sangsues qui inlassablement tentent de trouver la viande …

On finit par sortir de la jungle et je sais que de là, il ne reste plus qu'une dizaine de minutes avant d'arriver à la tour d'observation où nous avions déjeuné la dernière fois. Mais la pluie semblait nous attendre « à la sortie » et redouble encore d'intensité. Nous parcourons les dernières centaines de mètre sous de véritables hallebardes tout en marchant dans un torrent créé par l'eau qui dévale le chemin en pente … On atteint enfin la tour mais avant de manger, il faut encore procéder à une séance approfondie d'enlèvement de sangsues car malgré nos efforts ces petites saloperies se sont fixées un peu partout ! Moi qui avais voulu voir la différence entre un trip sec et un trip humide … Et bien je la vois bien la différence, l'un est agréable et l'autre chiant !

Après le repas, on profite d'une accalmie pour rejoindre les voitures et aller jusqu'à ce qui était cet hiver la jolie chute d'eau de Haew Suwat. Mais elle s'est transformé en monstre rugissant qu'on ne peut même pas approcher ! On boit un petit café avant de remonter dans le pick-up pour parcourir la jungle, mais « quand ça veut pas, ça veut pas » et il n'y pas moyen de voir le moindre mammifère…

Heureusement qu'il reste les reptiles ! Le jour précédent Nine a repéré deux vipères vertes qui sont encore au même endroit, semblant dormir, lovés sur une branche à 2 mètres du sol. Et ce que j'avais constaté en décembre se reproduit. Dans un premier temps les occidentaux respectent une prudente distance de sécurité mais en voyant Nine et Lek s'approcher comme si c'était des lézards inoffensifs il y a une « perte de la notion de dangerosité » et bientôt tout le monde photographie les serpents de près … Pourtant ils sont venimeux, mortels, et vu leurs positions si l'un d'eux attaquait, il mordrait au visage …

Le trip continue mais l'ambiance est morne, il tombe à nouveau des cordes, il n'y a rien à voir et même les éléphants ne daignent pas se montrer ! On finit par rentrer au GLeaf à 20h30, boueux et trempés. Le pire pour les filles avec qui on était, c'est que comme elles voyagent avec leur sac sur le dos, elles n'ont qu'une paire de chaussures qu'il leur faudra remettre le lendemain quelquesoit leur état ! Quelque fois il est bien agréable de trimballer des sacs bien remplis dans un gros pick-up !

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A part quelques singes, pas grand chose à voir aujourd'hui
 

La vue depuis la tour d'observation. La même vue lors de la saison sèche CLIQUEZ ICI

 

La cascade de Haew Suwat La même vue lors de la saison sèche CLIQUEZ ICI

 
La chambre sympa du Green Leaf avec la déco " spécial Dauphin" ... Comprenne qui pourra ...
 
 
Pourtant Nine scrute les arbres
 
En thailande, quand il pleut il pleut vraiment!
 
 
Nine et Lek en train de photographier des serpents
 
Vipére verte dont le nom scientifique est Trimeresurus vogeli
Trimeresurus vogeli
 
 
 

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