1er jour

2°jour

3°jour 4°jour 5°jour 6°jour 7°jour 8°jour 9°jour 10°jour

11°jour

12°jour

13°jour

14°jour

 
3ème jour
Suite du 4ème jour

 

A peine levé je tourne le robinet d'eau chaude et je constate ... qu'y'en a ! Ma théorie était bonne, j'en profite pour me doucher à l'eau chaude, c'est vachement mieux !

Avant de descendre plein Sud sur la Cappadoce, notre étape suivante, on passe par Yörük Köyü, petit village voisin de Safranbolu où les maisons, encore habitées, sont en l'état d'origine, non restaurées. Puis nous partons pour un long trajet de 550 km, qui devrait nous prendre 7h. Lorsque nous arrêtons pour mettre de l'essence, même si on sait que le carburant est aussi cher qu'en France, la première fois ou doit payer 80 millions pour un plein ça fait drôle, ensuite on s'habitue !

Au fur et à mesure que nous quittons les contreforts de la chaine Pontique pour aborder les plaines Anatoliennes, la végétation est de plus en plus sèche et jaune. Nous contournons Ankara malheureusement sans nous arréter car nous n' avons pas le temps. Pourtant, le musée des civilisations Anatolienne semblait vraiment intéressant et le Mausolée d'Atatürk est paraît-il, à voir. C'est un regret, il aurait fallu une nuit d'hôtel à Ankara. Pacha a mal prévu l'itinéraire, j'aurais du le monter moi-même …

A midi, pour déjeuner nous nous arrêtons un peu après Ankara, dans un resto pour routiers, on applique le vieux truc «s'il y a beaucoup de camions d'arrêtés devant un resto c'est qu'il est bon ! » Evidement, ici aussi on se heurte à la barrière du langage, mais on se fait comprendre avec nos trois mots de Turc, des gestes et le sourire. On mange un classique pain turc, brochettes de poulet, crudités, pastèques, sodas et thé pour l'équivalent de … 9 euros pour nous 3 !

Nous nous étions déjà aperçus que les Turcs avaient une façon de conduire un peu spéciale, qu'ils semblaient penser que les panneaux routiers n'étaient la que pour la déco et qu'en conséquence ça ne servait à rien de les respecter. Il n'y a que les feux qui le soient vaguement, et encore, entre ceux qui s'arrêtent tard et ceux qui démarrent tôt dés fois il n'y a pas beaucoup de temps ! Mais lors de cette journée on découvre qu'ils transforment aussi les routes à deux voies en trois voies! La première fois qu'on voit deux camions de front arriver de face on est « légèrement » surpris, mais, on sert ... le bord de la route (entre autres !) tout en roulant et ça passe. Ce qui est bien c'est que le chauffeur du camion de 40 tonnes me fait un grand signe merci comme si, avec ma Clio j'avais eu un autre choix ! Heureusement les routes sont larges mais c'est peut être fait exprès, pour permettre justement ce genre de manoeuvres !

En longeant le Tuz Golü (Lac Salé) notre vision semble nous jouer des tours, l'horizon se confond avec le ciel … en fait, ce lac est vraiment très salé et l'évaporation de l'eau a créé une immense plage de sel d'un blanc éclatant, un peu plus loin la mince couche d'eau crée un effet miroir et il est impossible de définir où s'arrête le sol et où commence le ciel.

Nous visitons, à Agzikarahan, notre premier caravansérail, c'était autrefois des relais fortifiés pour les convois de marchands., ils étaient situés plus ou moins tous les 30km, ce qui correspondait à la distance parcourue par les caravanes en une journée. Les fortifications leurs permettaient de passer la nuit en toute sécurité. Celui-çi est relativement en bon état mais nous en verrons d'autres dont il ne reste que quelques arches.

Un peu plus tard alors que nous nous arrétons pour faire une pause sur le bords de la route, Krystel repère des chiens de prairie qui courent partout ! Au moindre bruit ils se réfugient dans leurs terriers mais il suffit d'attendre quelques minutes et on les voit ressortir et courrir partout ! J'ignorais que ces rongeurs étaient présent en Turquie.

__________________________________________________

Une maison de Yörük Köyü
Une maison de Yörük Köyü
     
 
Les autoroutes Turques dans le contournement d'Ankara
Au loin on dirait que c'est blanc ... De la neige en plein été ??
   
 
Le Tuz Golü. En s'évaporant, l'eau a laissé le sel c'est ce qui rend le sol blanc
 
La mince pellicule d'eau qui recouvre le sel provoque cet effet d'optique : il est impossible de départager le ciel et l'eau
Notre premier caravansérail : d'Agkikarahan qui date de 1231
Celui-ci se nomme Tepesidelik (merci Bulent ! ) il n'en reste que des ruines.
La cour d'Agkikarahan
         
       
   
Chiens de prairie montant la garde devant son terrier
Les voutes d'agkikarahan
3ème jour
Suite du 4ème jour