Catégorie : 1.2 Les études réalisées


Pour estimer précisément la disponibilité du vent sur site, un mât tubulaire haubané de 60 m de hauteur a été installé de septembre 2014 à février 2017, ainsi qu’un SODAR (SOnic Detection And Ranging) de mai à septembre 2016.

Mât de mesure

SODAR

 

Le mât est équipé de 6 anémomètres et 2 girouettes, dont les données sont enregistrées toutes les 10 minutes avec un échantillonnage de 2 secondes et suivies à distance par connexion GSM.

Le SODAR permet une mesure de vent de 40 m à 200 m de hauteur, avec un suivi en temps réel des données.

 

 

 

Le régime des vents présent sur le site a été estimé avec précision grâce à la corrélation :

◊ des données enregistrées par le mât de mesures et le SODAR (ainsi que d’autres mâts de mesures présents dans la région),

◊ des stations Météo-France régionales dont celle de Montauban,

◊ des modélisations numériques d’écoulement réalisées à partir de codes de calcul spécialisés.

Cette rose des vents illustre la prédominance des vents de secteurs Ouest/Nord-Ouest et Est/Sud-Est.

Rose des vents

 

La vitesse moyenne à hauteur de moyeu est supérieure à 5 m/s sur l’année, soit plus de 18 km/h.  La turbulence sur le site est suffisamment faible, située à moins de 11 % à hauteur de moyeu, ce qui assure des conditions de fonctionnement optimales pour les éoliennes.

Cette analyse poussée a permis de valider la faisabilité technico-économique du projet de Garonne et Canal. Elle a permis de définir les caractéristiques de l’éolienne la mieux adaptée au projet :

◊ Diamètre du rotor de 131 m

◊ Hauteur de mat de 134,5 m

◊ Hauteur bout de pale maximum de 200 m

◊ Puissance maximum de 3 MW

 

Pour réaliser l’étude acoustique, VALOREM a missionné le bureau d’études DELHOM.

Les 8 et 9 juin 2015, celui-ci a posé des sonomètres au niveau des habitations riveraines de la zone d’étude. Pendant 2 semaines, ces instruments ont mesuré le bruit ambiant existant actuellement.

En parallèle, VALOREM a installé un mât de mesure pour calculer la vitesse et la direction des vents en altitude. Grâce aux données récoltées, nos spécialistes connaissent avec précision le vent présent pendant la campagne acoustique. Ils peuvent ainsi simuler plus finement encore la contribution sonore des éoliennes et s’assurer du respect de la loi.

En effet, la réglementation française, la plus protectrice d’Europe pour les riverains, impose à un parc éolien de s’adapter à l’ambiance sonore initiale de son lieu d’implantation. En présence d’éoliennes, le bruit ne doit pas être supérieur de 5 décibels le jour par rapport au niveau sonore ambiant (avant l’implantation d’éoliennes) et de 3 décibels la nuit.

Une campagne de mesures acoustiques est réalisée après la mise en service du parc éolien pour confirmer le respect de cette réglementation.

Les points de mesure du bruit résiduel ont été choisis en fonction de leurs expositions sonores vis-à-vis des zones prévisionnelles d’implantation des éoliennes et des conditions météorologiques ainsi que des secteurs géographiques de la zone. L’emplacement de chaque point a été défini afin de limiter les risques de perturbations pouvant être directement créées par le vent sur les capteurs des microphones.

16 voisinages parmi 22 points de contrôle ont été retenus pour placer les appareils de mesures :