Depuis mars 2016, VALOREM étudie, accompagné d’experts indépendants, la faisabilité d’un projet éolien sur le territoire de Rouans. Des études techniques, environnementales et sur le milieu humain ont été réalisées afin de déterminer les caractéristiques et sensibilités de la zone d’étude.

Un aperçu de ces études vous est présenté dans ces articles :

– Le contexte réglementaire

– L’étude paysagère

– L’étude environnementale

– Le potentiel éolien

– L’étude acoustique

A partir de cet état initial et en concertation avec les spécialistes, les élus locaux et le Conseil Départemental, VALOREM a déterminé l’implantation des éoliennes respectant au mieux les spécificités de votre territoire.

– La synthèse des études détermine l’implantation

– Photomontages

– Les caractéristiques du projet

A l’issue de l’étude de faisabilité, VALOREM a pu déterminer l’implantation des éoliennes en concertation avec les bureaux d’études en charge du projet éolien et de l’aménagement foncier, les élus locaux et le Conseil Départemental.
Pour cela, nous avons comparé plusieurs variantes d’implantation et choisi la plus adaptée aux enjeux de votre territoire tout en assurant une production d’électricité optimale.

Cette carte matérialise l’ensemble des contraintes et servitudes qui grèvent la zone d’étude. Le choix d’implantation a tenu compte des contraintes techniques et des préconisations des bureaux d’études (cf. les articles de ce blog dédiés aux études).

Carte de synthèse des contraintes

Carte de synthèse des contraintes sur orthophotoplan*

* Un orthophotoplan est une photographie aérienne traitée pour éliminer les déformations dues aux reliefs et à la perspective. Il décrit le milieu physique et son occupation de surface avec une précision géographique améliorée.

Implantation des éoliennes

Le projet éolien de Rouans est constitué de 7 éoliennes réparties en 2 lignes. Sa production annuelle est estimée à 50 000 MWh soit la consommation électrique de 18 000 foyers environ (estimation à affiner en fonction du type de technologie choisie).

Chiffres clés

Implantation des éoliennes du projet de Rouans

Schéma d'élévation des éoliennes

L’impact visuel du projet est simulé grâce à des photomontages représentant le nouveau paysage avec les éoliennes. Réalisés depuis des points de vue représentatifs, ils montrent la lisibilité de l’implantation, son ancrage dans le site et les différents rapports d’échelle.

La méthodologie pour réaliser un photomontage
Les photographies sont réalisées avec un appareil photo permettant d’avoir une focale de 50 mm . Cette focale est équivalente à la perception de l’œil humain. Pour chaque prise de vue, les informations suivantes sont nécessaires : coordonnées GPS, date, heure, conditions climatiques localisation sur un extrait de carte IGN au 1/25000 avec le champ visuel de 120° représenté.

Chaque photomontage est réalisé sous le logiciel WindPro. La localisation précise des éoliennes ainsi que la localisation de la prise de vue sont renseignées. La connaissance de l’azimut (direction du cône de vision depuis la prise de vue) et du MNT (Modèle Numérique de Terrain) permet de situer précisément la position des éoliennes. Des repères du paysage (éoliennes existantes, bâti, etc.) sont utilisés comme points de calage. Enfin, l’indication de la date, de l’heure et des conditions climatiques permet de régler de manière la plus réaliste possible la couleur des éoliennes pour obtenir un rendu optimum.

Quelques photomontages du projet éolien de Rouans sont présentés en suivant avec, pour chaque point de vue, un photomontage réaliste et un photomontage filaire. Le photomontage filaire affiche les éoliennes du projet en couleur, en superposition sur l’image. Il situe aussi les parcs éoliens déjà existants.

Localisation des photomontages

Point de vue n°2 : Photomontage filaire et réaliste depuis La Vieille Bretonnière (Propriété VALOREM, reproduction interdite)

Voir l'article en entier »

Menée par le bureau d’études spécialisé CALIDRIS, cette étude a porté sur les différentes espèces présentes sur le site selon les saisons. Les naturalistes ont ensuite analysé les impacts potentiels du futur projet et émis des recommandations pour optimiser la cohabitation entre les espèces identifiées et les éoliennes.

Les oiseaux
Lors de la migration prénuptiale, seuls 305 individus ont été dénombrés, appartenant à 16 espèces dont 3 d’intérêt patrimonial (le courlis corlieu, la mouette mélanocéphale et la spatule blanche).
Les milieux bocagers sont les plus sollicités lors de la nidification, notamment les linéaires de haies au sud-est de la zone d’étude. 4 espèces présentant un statut patrimonial y ont été recensées (Alouette lulu, Courlis Corlieu, Linotte mélodieuse, Milan Noir).
Deux zones sont classifiées à sensibilité modérée pour la nidification ;
– au nord-ouest où il existe une plus grande diversité d’espèces mais peu sont patrimoniales.
– au sud-est où un plus grand nombre d’espèces patrimoniales ont été identifiées.
Le reste de la zone est à sensibilité faible pour la nidification.

Les chauves-souris
Les haies et boisements constituent des habitats ponctuels et/ou de reproduction pour les chauves-souris. La zone d’étude se caractérise par une richesse modérée au printemps : 13 espèces ont été vues sur les 21 actuellement recensées en Loire-Atlantique. Richesse plus faible encore en été où 6 espèces ont été contactées.
Les sensibilités concernant les chauve-souris se concentrent sur les haies et les boisements qui sont des zones de chasse et d’habitat. Le bureau d’études a préconisé de ne pas surplomber les haies et boisements à enjeux modérés et s’éloigner au minimum de 100 mètres de la haie à enjeu fort.

Autre faune
18 mares ont été recensées sur la zone d’étude avec notamment la présence de grenouilles vertes, rainettes arboricoles, tritons marbrés et crêtés… D’autres espèces communes ont été observées comme le blaireau européen, l’écureuil roux, le chevreuil d’Europe et le sanglier.
Le bureau d’études a préconisé de ne pas s’implanter sur les mares et de s’en éloigner au maximum.
Il convient également d’éviter les zones humides référencées dans le PLU et celles où la flore visible est caractéristique d’une zone humide (présence de différentes espèces de joncs, laîches…).

Carte de synthèse de l'étude environnementale

Carte de synthèse de l’étude environnementale, sur orthophotoplan*

* Un orthophotoplan est une photographie aérienne traitée pour éliminer les déformations dues aux reliefs et à la perspective. Il décrit le milieu physique et son occupation de surface avec une précision géographique améliorée.

En se basant sur 4 périmètres d’étude, un expert paysagiste a analysé les éléments structurant le paysage local :
• Les lignes de relief, l’hydrologie, les boisements,
• Le patrimoine culturel et touristique (églises, châteaux…)
• Les voies de communication, les lieux de vie,
• les projets et parcs éoliens aux alentours, les lignes électriques, les châteaux d’eau…

1. Les unités paysagères du périmètre d’étude éloigné (20 km) :
Ce périmètre se compose de 8 unités paysagères (représentées ci-dessous), reflétant la richesse et la diversité des paysages.

Carte des unités paysagères (Propriété VALOREM, reproduction interdite)

2. Les bourgs situés à l’échelle du périmètre intermédiaire (10 km)
Cette carte hiérarchise les bourgs en fonction de leur sensibilité potentielle vis à vis du projet. Ces sensibilités potentielles se situent principalement sur les bourgs situés dans le périmètre rapproché (Rouans, Cheix-en-Retz, Port-Saint-Père, Saint-Mars-de-Coutais et Sainte-Pazanne).

Sensibilité potentielle des bourgs à l'échelle du périmètre intermédiaire (Propriété VALOREM, reproduction interdite)

3. Le contexte éolien en Pays de Retz Voir l'article en entier »

A partir de nos précédentes campagnes de mesure de vent en Pays de Retz (notamment à Chauvé), de la production des parcs éoliens que nous y exploitons et des données des stations Météo France environnantes, VALOREM a estimé la vitesse de vent sur site à 6,50 m/s à 90 m de haut, soit plus de 23 km/h.
Comme l’indique la rose des vents ci-contre, les vents les plus énergétiques proviennent d’ouest, sud-ouest et nord-est. Ils sont suffisamment intenses et réguliers pour transformer l’énergie cinétique du vent en électricité.

Caractéristiques du vent

Vitesses du vent, du moins au plus fort

Afin de déterminer l’implantation du projet éolien de Rouans, VALOREM a identifié précisément les enjeux présents sur la zone d’implantation potentielle. Cet article est consacré aux contraintes réglementaires.

1. Le milieu physique
Il est caractérisé par une topographie assez plane avec des points hauts au nord-est de la zone d’étude. La zone est soumise à un risque de sismicité modéré, elle n’abrite pas de périmètre de captage d’eau potable.
Ont été localisés :
– des zones humides à préserver (celles identifiées au PLU de la commune),
– des failles géobiologiques,
– un risque de remontée de nappe de socle sur un secteur en particulier.

Les enjeux du milieu physique (Propriété VALOREM, reproduction interdite)

2. Les servitudes techniques
Ces servitudes concernent les distances de recul à respecter par rapport aux infrastructures comme les routes départementales et les différents raccordements aux réseaux électrique, de gaz, de téléphonie…

Les servitudes techniques (Propriété VALOREM, reproduction interdite)

3. La synthèse des enjeux réglementaires
Les enjeux forts répertoriés (en rouge sur la carte) sur la zone concernent :
– les failles géobiologiques,
– les zones humides non compatibles au PLU de la commune,
– les espaces boisés classés,
– le recul à la canalisation de gaz, aux routes départementales (règlement du PLU de Rouans) et au faisceau hertzien.

Les enjeux moyens (en orange) concernent :
– la ligne électrique 20 kV,
– l’artère aérienne Orange,
– les parcelles de vigne,
– le recul aux routes départementales (règlement du Conseil Départemental).

Les enjeux faibles (en jaune) concernent le risque de remontée de nappe de socle.

Synthèse des enjeux réglementaires (Propriété VALOREM, reproduction interdite)

Pour réaliser l’étude acoustique, VALOREM a missionné le bureau d’études GANTHA.

Sonomètre

Les 9 et 10 juin 2016, celui-ci a posé des sonomètres au niveau des habitations riveraines de la zone d’étude. Pendant 2 semaines, ces instruments ont mesuré le bruit ambiant existant actuellement.

En parallèle, nous avons installé un SODAR. Cet appareil se sert des ondes sonores pour calculer la vitesse et la direction des vents jusqu’à 200 m d’altitude. Grâce aux données récoltées, nos spécialistes connaissent avec précision le vent présent pendant la campagne acoustique. Ils peuvent ainsi simuler plus finement encore la contribution sonore des éoliennes et s’assurer du respect de la loi.

En effet, la réglementation française, la plus protectrice d’Europe pour les riverains, impose à un parc éolien de s’adapter à l’ambiance sonore initiale de son lieu d’implantation. En présence d’éoliennes, le bruit ne doit pas être supérieur de 5 décibels le jour par rapport au niveau sonore ambiant (avant l’implantation d’éoliennes) et de 3 décibels la nuit.
Une campagne de mesures acoustiques est réalisée après la mise en service du parc éolien pour confirmer le respect de cette réglementation.

Implantation des points de mesures acoustiques et de la station météorologique

Echelle de buit - ADEME (nov. 2015)

Suite à la loi Grenelle 2 du 13 juillet 2010, les parcs éoliens sont entrés dans la législation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement.

Les émissions sonores des parcs éoliens sont réglementées par la section 6 de l’arrêté du 26 août 2011 relatif aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent au sein d’une installation soumise à autorisation au titre de la rubrique 2980 de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement.

Définitions :
Bruit ambiant : niveau de bruit mesuré sur la période d’apparition du bruit particulier,
Bruit résiduel : niveau de bruit mesuré sur la même période en l’absence du bruit particulier,
Emergence : différence arithmétique entre le niveau de bruit ambiant et le niveau de bruit résiduel.

La réglementation impose le respect de valeurs d’émergences globales ci-dessous :